“Le grand sac y’a d’din” d’André Minvielle

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Un ami des Pyrénées amoureux des accents, curieux du Ch’timi, qui baptise son concert concertant Le grand sac y’a d’din c’est assez rare pour qu’on en parle, non ? Il vient à Oignies, la dernière fosse qui fut en activité dans les Houillères du Nord. A m’ mode qu’il a des choses à nous retourner…

Suivez l’accent

D’abord, il faut parler d’André Minvielle, acrobate du rythme et des mots, il a composé quelques-unes des plus belles chansons que je connaisse, animées par un esprit de bal, de virtuosité et de jazz avec une inlassable envie de surprendre. Les uns disent qu’il est nécessaire de s’entendre et inventent la politique, d’autres comme André disent : il faut s’écouter et inventent la musique, mettent en place l’admiration réciproque et féconde, contre les rivalités bornées et l’orgueil de terroir. Avec André, j’ai conçu que mon accent était une façon d’en sortir…

Saque ed’ dins !

Avec André Minvielle on quitte le « chacun chez soi ». L’accent qui permettait de se reconnaitre entre natifs ou de se définir en terroir, c’est aussi selon la théorie du rhizome une façon de pénétrer d’autres territoires. On le peut, on se doit à cet étonnement nourricier : empruntez l’accent ! On parle souvent, trop souvent des racines, c’est bon de défendre sa singularité et sa culture, mais sans pour cela nous murer. Le temps des forteresses est révolu, nos musiques sont teintées des influences lointaines depuis longtemps, Papy a connu le tango argentin et la mamie de Mamy connaissait déjà les musiques serbes de Goran Bregović et les polkas polonaises à deux pas d’Hénin. Les accents chantent et circulent. La musique du monde elle est de chez nous depuis les mines, au moins. Ainsi, moi qui me sens fier de mon cru (que je préfère au trop cuit du Midi), je reste estourbi des chansons basques et de l’agilité des langues de Gascogne, amoureux jaloux de la verve toulousaine de Nougaro et auditeur ébloui d’André Minvielle. Pour mieux l’écouter, je m’inocule son accent et ses mots en suivant ses concerts. En voilà un qui se promène et nous promène loin, il apporte l’espoir mieux qu’Enrico, dis !

Demandez le programme

Le 5 et 6 juin, Jacques Bonnaffé rejoindra André Minvielle pour les soirées à Oignies au Métaphone :